Prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée à Madagascar

Antananarivo 30 novembre 2018: Un atelier de travail pour la formulation d’une stratégie et d’un plan d’actions à l’échelle nationale a été tenu cette semaine afin d’améliorer la conformité de Madagascar avec l’accord FAO de 2009 relatif aux mesures du ressort de l’Etat du port. Les miens entre ces mesures et le suivi, contrôle et surveillance des pêches, les cadres de gestion et de gouvernance des pêches aux niveaux régional et mondial, les responsabilités des acteurs  et des Etats, ainsi que les instruments et mécanismes permettant la mise en œuvre d’une politique, une légalisation et une stratégie au niveau national ont faut l’objet des discussions de cet atelier.

 

Qu’est-ce que l’accord sur les mesures du ressort de l’Etat du port ?

L’Accord sur les mesures du ressort de l’Etat du port (PSMA) est le premier accord internationalement contraignant qui porte expressément sur la pêche illégale. Son principal objectif est de prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite afin d’éviter que des navires se livrant à ces activités n’utilisent les ports pour débarquer  leurs captures. Il permettrait ainsi de dissuader ces navires de poursuivre ce typa de pêche et de bloquer l’acheminement des produits issus de la pêche illégale sur les marchés nationaux et internationaux. La mise en œuvre effective du PSMA conduira à la conservation et à l’utilisation durable des ressources marines vivantes et de leurs écosystèmes. Les dispositions du PSMA s’appliquent aux navires de pêche qui à enter dans un Etat du port désigné autre que leur Etat du pavillon.

 

Il faut mettre en œuvre les mesures permettant de combattre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée

La communauté internationale a enregistré une progression des activités de pêche qui ne respecte pas les lois et réglementations applicables, notamment les normes définies dans les instruments internationaux récents. On peut citer à titre d’exemple les changements de pavillon des navires de pêche afin d’échapper aux contrôles, la pêche dans les zones placées sous une juridiction  nationale sans autorisation de l’Etat côtier, le fait de ne pas notifier les données sur les captures (ou de les notifier de façon erronée) etc. Ce genre d’activités de pêche irresponsable compromet directement directement les efforts déployés pour gérer adéquatement les pêches marines et freine la réalisation de l’objectif d’une pêche durable. L’expression «  pêche illicite, non déclarée et non réglementée » a fait son apparition pour décrire un vaste éventail d’activités de ce type.

«  A Madagascar, la surexploitation évidente d’important s importants stocks de poissons, les modifications subies par les écosystèmes, des pertes économiques considérables et les conflits internationaux concernant la gestion et le commerce des produits halieutiques menacent la durabilité à long terme des pêches et leur contribution à l’approvisionnement alimentaire » affirmé le ministère des ressources halieutiques et de la pêche. Et le Représentant de la FAO a souligné que « la pêche illicite, non déclarée et non réglementée est malheureusement un défi  supplémentaire à la gestion durable de la pêche, et  doit être adressé selon une approche inclusive. Et pour éliminer ce type de pêche, les  Etats doivent se conformer aux mesures du ressort de l’Etat du Marché. Plusieurs instruments sont disponibles au niveau de la FAO pour assister le pays dans le cadre de ces démarches. »

Une feuille de route à suivre par les autorités nationales ainsi que tous les acteurs de ce secteur est attendu ce jour, et guidera les actions futures pour la mise en place d’une pêche durable à Madagascar.

 

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